Julie Moulier - Merteuil

Julie Moulier

Madame de Merteuil

Née en 1984, Julie com­mence sa for­ma­tion théâ­trale auprès d’Emmanuel Demarcy-Mota, Jean Darnel, Stéphane Auvray-Nauroy et Antoine Campo. Elle travaille avec plu­sieurs compa­gnies et monte sur les scè­nes du Théâtre Mouffetard, du Café de la Danse, du Théâtre du Marais, du Festival d’Avignon…

Elle découvre également une autre facette de l’art de l’acteur en assistant notamment Mathias Gokalp et Jean-Marc Peyreffitte au théâ­tre et au cinéma.

En 2007, elle entre à L’Ecole du Jeu, dirigée par Delphine Eliet, et pré­pare le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique qu’elle intè­gre en 2008. Elle y tra­vaille avec Philippe Torreton, Philippe Duclos, Caroline Marcadé, Yann-Joël Collin et ter­mine son cur­sus, en 2011, auprès de Nada Strancar et Olivier Py.

Julie Moulier en trois questions

Quand avez-vous décidé de devenir comédienne ?

J’ai commencé à faire du théâtre vers 12 ans, en dehors du collège. Puis, j’ai intégré un lycée pour passer un bac théâtre et finalement quitté le cursus scolaire à 16 ans pour passer le bac en candidate libre et suivre des cours privés. Mais en faire mon métier n’était pas un objectif en soi : je voulais simplement jouer, apprendre. C’est donc progressivement que l’idée s’est imposée, en découvrant de plus en plus à quel point la scène est un espace protégé, d’immense liberté : j’ai voulu pouvoir retrouver ce sentiment tous les jours.

Que représentait pour vous John Malkovich avant de passer l’audition ?

Quelqu’un qui a construit une vraie et belle carrière à force de choix et d’intelligence. Il s’est distingué dans des registres très différents avec la même exigence de qualité.

Qu’avez-vous ressenti quand vous avez appris que vous étiez prise ?

Quatre mois et demi se sont déroulés entre la première et la dernière séance de travail des auditions et le lendemain de celle-ci, quand nous devions avoir les réponses, je pensais sincèrement que c’était raté : en fait, c’était inimaginable dans la réalité. Puis c’est Fanette Barraya, l’assistante de John Malkovitch, qui m’a annoncé que j’étais prise. J’ai eu une grande émotion bien-sur. Avoir l’occasion de jouer ces mots, ce personnage, sous la direction de cet homme : c’est une chance.